Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 16:41

J'ai fini par l'enterrer assez loin dans ma tête.

 

J'évite de revenir à Paris, de passer par les quartiers qu'on fréquentait.

 

Je me suis interdit de l'appeler, de chercher à la recontacter... parfois je traine sur sa page FaceBook ou copain d'avant.

L'image que j'avais crée pour son site Internet est toujours là. A priori pour elle rien n'a vraiment changé. J'espère qu'elle est heureuse quelquepart.

 

Elle a retravailler une fois ou deux avec ma société, il y a quelques années, je ne m'en suis pas occupé.

 

Aux alentours de Noël et de la St-Valentin, je pense à elle. Je résistes à l'idée de lui renvoyer un petit cadeau, un petit mot, une longue lettre... des conneries. Parfois je me prends son prénom original dans la gueule au détour d'un texte, d'un film, etc.

 

L'ironie a voulu aussi que je rencontre une fille qui lui ressemble. Du coup, j'ai arrêté une activité palliative pour éviter de la retrouver.

 

Je me suis mis au piano, ça fait pas mal passer mon angoisse, mes insomnies tout ça.

 

J'ai accepté ma vie, ma réussite, ma petite famille tout ça.

 

Quand la vie est trop dure je pense à elle, je m'invente une histoire avec elle. ça dure 5-10mn et ça me suffit.

 

Sinon je suis heureux, tout baigne.

 

Merci de m'avoir lu.

 

Bon courage à tous !

 

Par Steven - Publié dans : Au quotidien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 17:50
Jeudi,  c'est la Saint-Valentin.
Un an déjà.

Un an que j'ai commis mon erreur.

Un an que je t'ai dit, à une Saint Valentin, sans faire exprès pour la date, que je t'aimais. Un an que tu as dit, à ta façon, que tu ne ressentais rien, que tu ne pouvais pas.

Un an après, qu'est ce qui a changé ?

Moi j'ai changé ? Non, toujours amoureux.

Toujours aussi lâche, je vis ma petite vie avec une autre.

Toujours aussi amoureux de toi au fond de mon être. Au fond de moi. Au fond du puit, au fond du trou, parfois.
Toujours malheureux. Comme si plus rien ne pouvait jamais te remplacer. Comme si le bonheur était pour moi terminé. Comme si chaque instant heureux allait se payer après d'un chagrin inconsolable.

Et toi tu as changé ? Non. Bien sûr que non. Cendrillon éternelle, murée dans son chateau, innateignable au commun des mortels.

Encore une fête où tu ne participe pas ?

Tu est courageuse tu sais, je ne sais pas comme tu fais pour survivre à des fêtes pareilles... Chaque année, tu dois te convaincre, te dire, espérer que tu trouvera enfin ton bonheur. Enfin que tu te laissera tomber amoureuse...

Mon dieu...

Chaque année, tu dois rencontrer des garçons comme moi, des hommes, etc. Tu cherches avec sincérité en plus !

Certains te cernent de suite, d'autres ne sont pas attirés par toi, et enfin comme pour tout le monde, tu en as qui comme moi ne voient rien et tombent amoureux de toi. Et là, paf , tu exploses !
Et là paf, tu crois que tu vas mourrir, que tu ne peux pas, que ta personnalité va se disloquer. Enfin c'est ce que j'ai lu dans des livres savants.

Bonne Fête mon Amour.

Ton Prince Charmant.
Par Steven - Publié dans : Au quotidien - Communauté : Les écorchés vifs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 17:38

Le 14 février,  c'est la  Saint-Valentin.
Petits cadeaux,  dîner au chandelles,  petits coeurs roses et niais partout sur les vitrines !

Et pour les  amoureux maudits, malchanceux,  impossibles , il  faudrait une  fête  aussi.

Pour tous  les  traumatisés  de l'amour !

Pour  tous ceux pour  qui la  Saint  Valentin est  un jour maudit, qu'on  redoute , tout  comme parfois  Noël  ou son propre anniverssaire ou les anniverssaires de décès de proches.

Pour tout ceux qui ne peuvent pas s'aimer, qui n'ont pas le droit à l'amour, tous les cousins amoureux de leur cousines, les demi-frères et demi-soeurs, les adultères qui ne peuvent pas s'officialiser, etc.

Les pauvres garçons comme moi qui tombent amoureux d'une fille qui ne peut pas être aimée.

Le 13, la veille, ça serait parfait.

Le 13 février, la Sainte Beatrice ! La fêtes des a-moureux. A- dans le sens négatif. Négation.

La fêtes des amours qui n'existent pas, inventés, pas vécus, pas possible, pas vivables !

Bonne Fêtes à tous !

St.

Par Steven - Publié dans : Raisons - Communauté : Parlons d'amour
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 18:06
Marre des fois de  penser à elle soir et matin.

Juste envie  que tu te barres de ma tête ?

Preque j'arrive à te détester.

Envie de ne  t'avoir  jamais rencontrée.


Regrets.


Tout  ça  environ  une  minute. Grand maximum.


Après  j'enchaîne, ou je  suis enchaîné.

De toute façon je t'aime, je serai toujours à tes côtés, je prendrai toujours ton parti.

Enfin j'arrive à avoir de l'humour là dessus c'est déjà cela : j'ai même réussi à faire une vanne à mon collègue sur toi.

Sauf que la semaine prochaine je remonte à Paris.

Sauf que la semaine prochaine on va se voir.

Sauf que la semaien prochaine, je vais provoquer notre rencontre.

Parce que je vais juste CRAQUER.

J'ai besoin de te voir, de te parler. Ca, ça va être possible.

J'ai besoin de te serrer dans mes bras très fort. Ca c'est pas gagné !

J'ai besoin de toi. Rien que d'écrire cela, toi tu pars en courant ;-)

Au secours, sauves moi !

Et toi tes yeux qui me disent de te sauver, que tu es désolée...

Et moi qui reste pétrifié.

Personne ne peut sauver personne.

Si seulement tu pouvais changer un petit peu.



Par Steven - Publié dans : Au quotidien - Communauté : Les écorchés vifs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 14:47
Soyons  hônnetes.


Je  sais  très  bien  qu'elle est  "pas  bien".  Pas  comme il faut.

J'ai des  témoignages d'autres garçons  des  bureaux  là où l'on travaille  tous les deux.
J'ai  des responsables de ces bureaux qui m'ont dit, qui m'ont t assuré d'une sorte de soutien, comme  quoi effectivement  "tout le monde" sait , qu'elle a "un problème".

Je suis le seul à avoir été aussi loin. Je seul à être resté son ami aussi longtemps.

Un des seuls à avoir été aussi intime avec elle je pense.

Aujourd'hui, après un été passé à déprimer, à aller au psy, je sais exactement ce qu'elle me fait.

Elle remplace la soeur que je n'ai jamais eu, les femmes que j'aurai voulu avoir, mes amours aodlecentes inachevées, mes passions innasouvies et d'une certaine façon ma mère.

Ca fait beaucoup.

Elle a quasiment autant de pouvoir sur moi que ma mère, voir plus.

J'ai passé des séances et des séances à me faire expliquer son comportement, son "cas", à relire ses emails, à me documenter, à lire deux livres spécialisés sur le sujet : l'hystérie féminine.

Je pense que les personnes qui ont un frère autiste ou une soeur complétement handicapée mentale vivent la même chose.

Vous savez que vous n'y pouvez rien, vous savez qu'elle n'y peut rien, votre combat est sans doute perdu d'avance, mais vous aimez profondément cette autre personne.

Quand je la voie, quand je pense à elle, j'essaie tout pour la rendre heureuse, pour qu'elle se sente bien, pour qu'elle me parle. Je ferai, j'ai fait, n'importe quoi pour elle. Ne pas arriver à la rendre heureuse me TUE !!! Tout simplement.

Ce n'est pas purement altruiste. C'est une démarche que j'ai entreprise y a longtemps en essayant de sauver ma mère.
Ma mère a ce même sens du va et vient affectif. "Aime moi, soutiens moi" et dès qu'on le fait, qu'on offre quelquechose,
qu'on propose de passer du temps ensemble (hors repas), non rien, merci, fallait pas, c'est trop.
Pas penser à son anniverssaire, elle me le reproche. Penser à son anniverssaire, ma mère me dit qu'il ne fallait pas, que c'est trop. Elle a parfois ce même regard un peu triste, un peu cassé, qu'il faut que j'essaye de réparer de rendre heureux à tout prix.

Même E. n'est pas comme cela. Elle appréciait le temps que je passais avec elle, elle m'appréciait en tant qu'ami. Elle me l'a dit, une ou deux fois. On passait de très bonnes soirées ensemble. Une fois E. aussi m'a fait le coup de l'anniverssaire. On dinait dans un restaurant quelqueconque et tout d'un coup, elle dit "C'est mon anniverssaire". Surpris, je commane discrétement une bougie à mettre sur un dessert. Le serveur, un ami, surpris aussi me demande "Tu es sûr ?" Surtout qu'il connaissait ma femme, il savait que ce n'était pas elle. C'est vrai, qu'est-ce que je fais avec une autre femme dont c'est l'anniverssaire, en tête à tête, le soir ? Mais moi je m'en fous. Je lui chante "bon anniverssaire", elle a son gâteau, et elle est contente. Pas excessivement. Juste un peu heureuse qu'on lui fasse ce bonheur. Et moi aussi.
J'ai accompli ma mission.

Donc les raisons, les fonctionnement psychologiques, tout ce que cela déclenche en moi, tout cela maintenant je le sais. J'ai passé 4 mois à l'apprendre.

Ma faillite, mon échec, aujourd'hui, c'est que cela ne change rien, de rien, à mes sentiments.
Je l'aime, je suis "avec elle". En pensée, jour et nuit. Dès que j'ai un moment de solitude, elle revient, elle est là. Ce n'est pas une obsession, je ne l'apelle pas, je lui envoie pas de SMS, j'arrive depuis ce blog à arrêter de lui écrire. Même avant, je me limitais à un email par mois. Evidement, des emails c'est déjà trop.

Tout ce que j'attends, c'est qu'elle revienne. Tout ce que je guette, c'est le jour où je vais enfin la revoir, me rapprocher d'elle. Sauf que dans ces cas là, je ne me maîtrise pas. Je n'arrive pas à rester neutre, impartial, distant. Je vais "trop" vers elle. Je lui parle trop vite, j'exprime trop de sentiments, de regrets, etc... Bref elle s'éloigne aussi vite.

Je peux même pas prétendre que c'est parce que je n'ai personne d'autre. C'est faux. J'ai une femme, des enfants, un boulot sympa, une entreprise, des associés. Une vie bien remplie. Pas d'excuses.

Sauf que.

Faut croire que non, pas si bien remplie que cela ma vie que j'ai le temps de penser à elle. Avant, ça me détruisait, maintenant, je fais avec. Mon regard s'attriste, ma gorge se noue, mes dents crissent sur ma machoire serrée, mes yeux s'embuent et je baisse la tête. Je courbe l'échine sous mon destin.

Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas.

Je refuse d'abdiquer. Je me relève et tout mon coeur dit "non". Je refuse de l'abandonner, de passer à autre chose.

Il faudrait. Quoi ? Que je rencontre une autre femme, plus possessive, plus fusionnelle, puis passionnée pour que je la remplace dans mon coeur ? Mais j'ai déjà une relation qui "marche" bien. Ce n'est pas la panacée, mais ça fait huit ans que ça dure. C. est gentille, elle m'aime, elle me soutient à sa façon, du mieux qu'elle peut.

Surtout je ne pense pas que je serai forcèment mieux avec une autre. J'ai mes propres problèmes.

Non j'aime E. en plus de C. Différement. C. c'est le concret, la vie de tous les jours, l'élevage des enfants, les repas, la maison.
E. c'est le fantasme, le rêve, l'idéal, mon objectif, ma raison de vivre dans ma tête.
C. ne suffit pas, elle le sait, elle en souffre. Elle sait pour E.
Mais j'aime E. et je vis avec C.
E. connait C., refuse de prendre sa place, sait très bien qu'elle ne peut pas.
Si j'essaie d'oublier E, d'ignorer mon amour de E, je me renie. Je détruis ma personnalité, mes rêves, mon idéal, ce qui me tient "vivant".

Le coeur a ses raisons que la raison ignore.
Par Steven - Publié dans : Raisons - Communauté : Les écorchés vifs
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /Jan /2008 12:39
Je  l'aime.


Je n'ai même  plus besoin de la voir. Je vis mon histoire d'amour avec elle chaque jour.


C'est du délire.


Je sais qu'elle  existe quelquepart. Je compte les jours jusqu'à la prochaine fois où je remonte là haut pour la croiser de nouveau. Je me rapelle la dernière fois qu'on s'est parlé. Que nos regards se sont croisés. C'était à un pot pour la nouvelle année dans notre immeuble de bureaux. J'étais surpris de la voir. J'étais pas le seul.

On a trinqué "Joyeux Noël" ensemble, on était super génés tous les deux.
Elle a baissé les yeux. Moi, je ne sais même pas comment j'ai le courage de prendre mon gobelet
et d'aller vers elle. Ca fait partie de ces actions que je fais automatiquement, par pur réflexe, quand je la vois
et que je vais la chercher. Je reviens vers elle. C'est ma façon à moi d'essayer de nous recoller ensemble.
C'est ma démision totale, pour signifier que rien n'a changé depuis février, que je suis toujours amoureux d'elle. C'est mon courage à deux mains pour lui dire que c'est pas grave, qu'elle n'est pas seule. Qu'il y quelqu'un qui pense à elle.

Elle etait avec son employée. Je suis resté collé à F. mon associé.

On est resté chaqun avec nos acolytes.

Parfois on se regardait. J'avais peur de croiser son regard, et en même temps j'en mourrais d'envie.

A un moment, c'est arrivé. Son regard me tue.

C'est simple, elle me liquéfie. Je sens mon coeur se briser. Elle me dit en une fraction d'éternité ce qu'elle est.
Elle me dit tout ce qui ne peut pas sortir de sa bouche, de ses lévres.
Elle me dit qu'elle est désolé, qu'elle m'aime, qu'elle regrette qu'on se voit plus, que je sois si triste, qu'elle aussi elle morfle.

En un regard, on sait qu'on s'aime. Que notre Amour est plus grand que tout. Inconcevable. Hors de portée de la plupart des autres êtres humains.

L'instant d'après, on brise le regard, parce que c'est juste insoutenable. C'est à dire qu'après un regard comme cela, vous n'avez pas le choix, soit vous tombez dans les bras l'un de l'autre, soit vous fuyez très loin, soit vous mourrez sur place, soit vous faites comme nous.

Nous, on fait rien. On repars dans nos existences respectives.

D'un commun accord, placite.

Je  sais qu'on est sorti plus de 6 mois régulièrement  ensemble.

On s'écrivait jusqu'à 6 emails par jour.

On déjeunait ensemble. Parfois on travaillait ensemble. On prenait le thé ensemble.

J'ai travaillé pour elle.

Elle m'a prété son appartement pendant 15 jours.

Elle est venue à mon anniverssaire pour mes 35 ans.

On a courru ensemble, on s'est attrapé, on a rigolé.

Je l'ai chopée pour la chatouiller. Elle riait aux éclats. On s'arrêtait.

Elle est venue dans mes bras se consoler une fois.

Je suis venue dans ses bras une autre fois.

On se faisait parfois la bise. Sur la joue.

On ne s'est jamais disputés. On a jamais "baisé". On ne s'est jamais embrassés sur la bouche.

Quand les autres nous voyait, ils ne comprennait jamais pourquoi on était pas ensemble. Mon associé disait "les amoureux". Les serveurs dans les restaurants qu'on fréquentait nous regardait en se demandant si on était amants, de la même famille ou amis. J'ai des amis qui me demandait "qui elle était pour moi".

Des fois on inventait qu'on était demi-frères ou demi-soeurs pour rendre cette situation supportable.

C'était comme une drague interminable. Sans les codes de la drague. Elle disait qu'on était amis et j'acceptais cela. Des préliminaires interminables avant le premier baiser.

En février 2007, je me suis écroulé. Je devenais fou. J'étais fou d'elle.

J'ai recommencé à lui dire ce que je ressentai. Elle a dénié.

Elle a dit qu'elle ne pouvait pas me porter. Elle a prétendu que j'étais dépressif. Ce qui n'étais pas techniquement faux.

Elle est sortie. On s'est revu. Elle m'a donné l'adresse d'un de ces anciens médecin. Je suis allé le voir.
J'ai pas osé parler d'elle, je lui ai juste dit que je venais de sa part.
Il a juste dit qu'elle avait "ses propres problèmes". Il aurait pu me dire la vérité ce con. J'aurai dû lui parler d'elle, quel con !

J'ai eu le droit à quelques vitamines et un léger calmant. Je suis rentré machinalement à pied, en fait, j'allais chez elle. C'était la direction. Je m'en suis aperçu et je suis me suis engouffré dans une entrée de métro, vite caches toi sous terre. Je suis rentré par le métro.

J'ai passé la nuit à pleurer.

Le lendemain, j'ai mis une belle chemise, enlevé mes lunettes de myope, et je lui ai dit que je l'aimais. Elle a prétendu une ultime fois qu'elle ne ressentais rien. Que c'étais pas réciproque. Elle avait l'air complétement anéantie, comme si elle savait depuis le début que c'était fini, que la belle histoire qu'on vivait ensemble était terminée. Que la parenthèse de vie avec un garçon qu'elle s'était offerte, que je lui avais offerte, était terminée.

Je lui ai dis que c'était passionnel, que je ne maîtrisait plus rien. C'était vrai.

J'étais à deux mètres d'elle. Assis sur mon canapé lit.

J'étais anéanti. Je n'ai pas su quoi dire.

Elle est sortie. Pas fâchée. Pas en colère. Juste triste.

J'ai changé mes billets de train, j'ai rapellé ma femme, je me suis enfui, je suis rentré chez moi.

Je vous raconterai la suite une prochaine fois. La vie réelle reprends ses droits, il est temps de déjeuner.


Par Steven - Publié dans : Amour fou - Communauté : Les écorchés vifs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /Jan /2008 12:04
C'est  très  simple,

je me lève ce  matin vers 7h,  je vais boire un verre. L'impression d'être en forme. L'eau froide coule dans ma gorge.
Froid, mal au dos, envie de se recoucher juste un moment, d'ailleurs je laisse le néon de la cuisine allumé, comme une déclaration d'intention de retour, pour déjeuner.

Je me recouche un instant, et là, je pense à elle.

Hier soir, j'ai pas réussi à finir quelquechose pour mon travail. Une frustration technique.
Alors du coup, comme à chaque fois que quelquechose ne va pas dans le monde réel, je pense à elle.

Je me rapelle son souvenir.

Au début, c'est presque inconscient, et puis je m'aperçois que je pleure.
C'est pas grand chose, quelques petites larmes qui coulent, on ne sait pas pourquoi.
Parce qu'elle me manque ? Parce que la vie n'est pas comme je voudrais, parce qu'elle est imparfaite ? Tout comme E. ?

Ce matin, le chagrin est vite passé, il fallait se lever. Ma femme se lève. Gentille. Elle me demande pourquoi c'est resté allumé ? J'arrive...

J'arrive à rien. Elle, C. est habituée à mes torpeurs.

Je reste couché, caché sous la couette. J'ai honte de pleurer, d'être comme cela. Je suis couché à côté d'elle et de la trahir en pensée chaque jour. Recroquevillé en chien de fusil, tourné de mon côté vers la table de nuit avec la boite de mouchoir. J'ai une technique où je prétends prendre un mouchoir pour me moucher et qui finit en essuie-larme.

Je me sens écrasé par un poids. Plus envie de me lever. J'attendrai la mort, ce serait pareil.
Avant ça durait des heures.

J'ai laissé mon cinéma se faire. Je me suis encore inventé une scène où l'on se retrouve quelquepart, où l'on se parle dans un café près de chez elle, où l'on convient d'un mode de fonctionnement entre nous.
Discussion impossible avec E.
Je prétends n'être qu'un ami, ou son frère de coeur. A la fin je l'aime.
En quelques minutes, je passe par ces trois sentiments. Sincérement, sans tricher, sans pouvoir rien faire.
Ca me fait ce coup là régulièrement je suis habitué.

J'ai converti mon angoisse en désir. On est chez elle, ou à son bureau. On s'échange des gestes tendres. Elle a peur. On arrive presque à faire l'amour. Pour une fois j'arrive à la désirer. Rare.
D'habitude je désire juste la serrer très fort dans mes bras, puis rien d'autres que lui toucher ses seins, qu'elle a superbes. D'ailleurs elle adore les robes à décolletés. Elle en met parfois, à une extrémité de son éventail de personnalité, quand elle a envie de séduire. Elle aime que je les regarde, ça elle tolère, ça lui plait.

Par contre, faut jamais lui dire, ça elle supporte mal. Les compliments, elle déteste, elle évite. Elle m'a interdit de lui en faire une fois qu'on dînait en tête à tête. Elle a dit "Je suis pas là pour cela". J'ai accepté cette règle, comme les autres.
De toute façon, d'elle, j'accepte tout. Elle règne sur moi.
Je me suis jamais vraiment engueulé avec elle. Je pars avant. Je romps le premier. De toute façon ça sert à rien d'insister quand "elle part en live". Personne n'a jamais réussi à lui faire entendre raison.
A la rigueur, s'il y a plusieurs personnes présente, elle va se taire. Se bloquer.
Comme un programme qui s'arête de fonctionner.
Impressionnant. Une personne, un être humain qui "plante" devant vous. Figé. Comme votre ordinateur qui ne réponds plus.

Et puis elle repart, sans transitions. Sans excuses. Sans explications. Sans rien te demander. Sans ni se justifier, ni te demander quoiquece soit. Faut juste passer à autre chose.

Elle est rebootée, quoi. ;-)

Ca ne me fait même plus peur. Je l'aime.

J'aime cette fille en panne. J'aime une femme qui n'en sera jamais une.
J'aime une hystérique. Une femme qui ne m'aimera jamais comme les autres.
Un Amour perdu d'avance.

Donc ce matin, après les scènes de réconciliation imaginaire, j'ai réussi à l'aimer en fantasme. Du coup, comme tout les mâles, je me suis endormi après ;-)

Pas trop longtemps, et après je pouvais me lever. Reformaté.
J'avais fait mon petit trip au pays des rêves, de l'autre côté du mirroir.
J'étais prêt à affronter la réalité. D'attaque.


Par Steven - Publié dans : Au quotidien - Communauté : Parlons d'amour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /Jan /2008 15:47

En bref, vous qui prenez l'histoire en  route.

C'est  une histoire  vraie.

Je ne m'apelle pas Steven, j'ai une femme, C., avec qui j'ai deux enfants.

Je travailles près de Paris, dans des bureaux, où j'ai une société. Je vis ailleurs, à quelques heures de train.

Vers mai 2006, j'ai rencontré, E. une femme de mon âge, dans le contexte de mon travail. E. est une femme
brillante, intelligente, excentrique parfois, sensible, drôle, qui a un métier pas évident.

Nous sommes devenues amis. Nous nous sommes fréquentés. Nous avons travaillé ensemble. Nous nous sommes rapprochés, nous nous sommes confiés. Cela aurait dû se terminer bien comme une histoire d'amour. Notre complicité est évidente, à nos yeux, à ceux de nos amis, des inconnus.

Nous ne nous sommes jamais embrassés sur la bouche, nous n'avons jamais fait l'amour, jamais été plus loin (enfin pas si simple) que de l'amitié.

E. a des problème psychologiques.

E. vit seule, a peu d'amis, est fâchée avec sa famille.

E. et moi nous apprécions bcp.

Le jour de la St Valentin 2007, après m'être encore faché avec C., j'ai déclaré à E. mon amour.

E. a refusé. Nous avons essayé de rester amis, et puis j'ai demandé des comptes, des explications, et E. s'est fachée.

Je suis rentré vivre avec C. J'ai été déprimé pendant des mois.
Je n'ai jamais pu oublier E. Je suis fou amoureux d'elle.

En juin, j'ai découvert grâce à mon psy et internet, que E. avait une maladie mentale bénigne, qu'on appelle névrose hystérique. Tout concorde, tout corresponds.

Malgré cela, j'aime toujours E.

En septembre, je découvre, que je suis moi aussi, d'une certaine façon, hystérique (c'est une maladie qu'on peut trouver aussi chez les hommes). C'est une sorte de "tournure" de l'esprit.

Donc je suis un hystérique, amoureux d'une femme hystérique.
Nous sommes le mirroir l'un de l'autre. A notre façon, nous nous aimons l'un l'autre, tout en refusant de le vivre.

Ce blog est mon histoire.

Par Steven - Publié dans : Raisons
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /Jan /2008 10:23
Ce matin,

j'ai envoyé un email à E. depuis mon  mail profesionnel.


Juste  Bonne Année 2008 et  deux phrases très neutres , enthousiastes sur le travail qu'on fait parfois ensemble, ma boite et la sienne, mais rien de personnel.

Bravo !  Grand garçon Steven  !

Grâce au blog, parce que ce que je voudrais lui dire, en fait, je le dit sur le blog.

Mais je suis un méchant manipulateur. Parce qu'en fait, je sais que si je suis "sage", si je ne lui écris
rien de personnel, elle VA REVENIR.

Elle va revenir nous voir, au bureau, faire un coucou. Elle va pas pouvoir s'en empêcher, mon psy me l'a dit, c'est garanti "sur facture". D'ailleurs j'ai déjà fait cela une fois et ça a marché !

Et moi je serai super content, plein de mon espoir fou de réconciliation.

La dernière fois, j'étais tellement content que, trop empressé de lui reparler, de reprendre notre relation, je lui ai offert un cadeau. J'ai même pas pu m'empêcher d'aller lui acheter, en rentrant de rendez vous, un lecteur MP3. Je l'ai croisé à la photocopieuse, j'ai été à mon bureau chercher ma petite pochette cadeau bleur. Je lui ai offert, avec un discours stupide, irréfléchi, du genre, "je suis désolé, juste pour dire que c'est pas grave, et qu'il ya toujours de l'espoir...".
Elle m'a dit merci, elle a été contente environ 5 secondes, en regardant ce que c'était, puis elle me l'a redonné, en disant qu'elle ne pouvait pas accepter, qu'elle cherchait à m'oublier. Après j'ai insisté, on s'est engeulé, cela a été la seule fois. J'ai quitté la discussion, un peu nerveux. Pas anéanti. Juste conscient que je me heurtais à un mur.
J'ai même pas pleuré ce jour là. Juste je me suis mis à la balustrade, au soleil. Puis je suis retourné sur mes pas et je l'ai croisée qui sortait d'un bureau voisin où elle avait dû "justifier" notre discussion. Les mecs était hilares.

J'ai du m'éffondrer seulemenent quelques jours après, je ne me souviens pas.

En réalisant qu'on "ne cherche pas à oublier" les gens qu'on déteste, qu'on aime pas. On les oublie, c'est facile, les cons, les méchants. Si elle cherche à m'oublier, c'est qu'elle m'aime, qu'elle m'aime à sa façon, qu'elle est contente de m'avoir connu et qu'elle refuse de me voir uniquement à cause de son "truc", de son hystérie.

Je me suis bien bien fait mal en découvrant cela. Bien écroulé. Je lui ai écris d'ailleurs. A l'époque, je lui écrivais encore, quand j'en pouvais plus.

Cette année, je vais réussir. Etre un salaud, un menteur, un manipulateur.

Ou alors m'effrondrer encore une fois, offrir un cadeau, offrir mon amour, offir ma compassion infinie, excessive et débordante.

Et me faire LAMINER par elle. Me prendre ses gros yeux furieux. Ses paroles de folle hystérique.

Au secours !

Et vous voulez que je souhaite une bonne année aux gens ???



Par Steven - Publié dans : Au quotidien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 31 décembre 2007 1 31 /12 /Déc /2007 15:41
Mes raisons  :


j'écris ce blog pour "guérir".


j'écris ce  blog pour ne pas  pleurer, pour ne pas mourir, pour ne pas perdre mes journées avec un spleen que rien ne peux guérir.


J'écris ce  blog pour ne  pas l'embêter, elle, E. la fille que j'aime et qui ne peut m'aimer. Je lui offre la paix.

C'est  plus compliqué que cela.

J'ai essayé le psy, sérieusement, régulièrement, j'ai découvert des trucs, sur elle, sur moi.

J'ai une vie heureuse en dehors ce blog. Ne paniquez pas.

Je vais bien, je ne prends pas de médicaments, j'ai une vie active.

Seulement, des fois, je sombre. Alors pour éviter de couler, j'écris. Avant sur mon ordinateur, avant je lui écrivais à elle. Maintenant, j'écris ici.

Donc ne vous en faites pas pour moi.

Steven.
Par Steven - Publié dans : Raisons
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Qui ?

Créer un Blog

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus