Raisons

Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 17:38

Le 14 février,  c'est la  Saint-Valentin.
Petits cadeaux,  dîner au chandelles,  petits coeurs roses et niais partout sur les vitrines !

Et pour les  amoureux maudits, malchanceux,  impossibles , il  faudrait une  fête  aussi.

Pour tous  les  traumatisés  de l'amour !

Pour  tous ceux pour  qui la  Saint  Valentin est  un jour maudit, qu'on  redoute , tout  comme parfois  Noël  ou son propre anniverssaire ou les anniverssaires de décès de proches.

Pour tout ceux qui ne peuvent pas s'aimer, qui n'ont pas le droit à l'amour, tous les cousins amoureux de leur cousines, les demi-frères et demi-soeurs, les adultères qui ne peuvent pas s'officialiser, etc.

Les pauvres garçons comme moi qui tombent amoureux d'une fille qui ne peut pas être aimée.

Le 13, la veille, ça serait parfait.

Le 13 février, la Sainte Beatrice ! La fêtes des a-moureux. A- dans le sens négatif. Négation.

La fêtes des amours qui n'existent pas, inventés, pas vécus, pas possible, pas vivables !

Bonne Fêtes à tous !

St.

Par Steven - Publié dans : Raisons - Communauté : Parlons d'amour
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Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 14:47
Soyons  hônnetes.


Je  sais  très  bien  qu'elle est  "pas  bien".  Pas  comme il faut.

J'ai des  témoignages d'autres garçons  des  bureaux  là où l'on travaille  tous les deux.
J'ai  des responsables de ces bureaux qui m'ont dit, qui m'ont t assuré d'une sorte de soutien, comme  quoi effectivement  "tout le monde" sait , qu'elle a "un problème".

Je suis le seul à avoir été aussi loin. Je seul à être resté son ami aussi longtemps.

Un des seuls à avoir été aussi intime avec elle je pense.

Aujourd'hui, après un été passé à déprimer, à aller au psy, je sais exactement ce qu'elle me fait.

Elle remplace la soeur que je n'ai jamais eu, les femmes que j'aurai voulu avoir, mes amours aodlecentes inachevées, mes passions innasouvies et d'une certaine façon ma mère.

Ca fait beaucoup.

Elle a quasiment autant de pouvoir sur moi que ma mère, voir plus.

J'ai passé des séances et des séances à me faire expliquer son comportement, son "cas", à relire ses emails, à me documenter, à lire deux livres spécialisés sur le sujet : l'hystérie féminine.

Je pense que les personnes qui ont un frère autiste ou une soeur complétement handicapée mentale vivent la même chose.

Vous savez que vous n'y pouvez rien, vous savez qu'elle n'y peut rien, votre combat est sans doute perdu d'avance, mais vous aimez profondément cette autre personne.

Quand je la voie, quand je pense à elle, j'essaie tout pour la rendre heureuse, pour qu'elle se sente bien, pour qu'elle me parle. Je ferai, j'ai fait, n'importe quoi pour elle. Ne pas arriver à la rendre heureuse me TUE !!! Tout simplement.

Ce n'est pas purement altruiste. C'est une démarche que j'ai entreprise y a longtemps en essayant de sauver ma mère.
Ma mère a ce même sens du va et vient affectif. "Aime moi, soutiens moi" et dès qu'on le fait, qu'on offre quelquechose,
qu'on propose de passer du temps ensemble (hors repas), non rien, merci, fallait pas, c'est trop.
Pas penser à son anniverssaire, elle me le reproche. Penser à son anniverssaire, ma mère me dit qu'il ne fallait pas, que c'est trop. Elle a parfois ce même regard un peu triste, un peu cassé, qu'il faut que j'essaye de réparer de rendre heureux à tout prix.

Même E. n'est pas comme cela. Elle appréciait le temps que je passais avec elle, elle m'appréciait en tant qu'ami. Elle me l'a dit, une ou deux fois. On passait de très bonnes soirées ensemble. Une fois E. aussi m'a fait le coup de l'anniverssaire. On dinait dans un restaurant quelqueconque et tout d'un coup, elle dit "C'est mon anniverssaire". Surpris, je commane discrétement une bougie à mettre sur un dessert. Le serveur, un ami, surpris aussi me demande "Tu es sûr ?" Surtout qu'il connaissait ma femme, il savait que ce n'était pas elle. C'est vrai, qu'est-ce que je fais avec une autre femme dont c'est l'anniverssaire, en tête à tête, le soir ? Mais moi je m'en fous. Je lui chante "bon anniverssaire", elle a son gâteau, et elle est contente. Pas excessivement. Juste un peu heureuse qu'on lui fasse ce bonheur. Et moi aussi.
J'ai accompli ma mission.

Donc les raisons, les fonctionnement psychologiques, tout ce que cela déclenche en moi, tout cela maintenant je le sais. J'ai passé 4 mois à l'apprendre.

Ma faillite, mon échec, aujourd'hui, c'est que cela ne change rien, de rien, à mes sentiments.
Je l'aime, je suis "avec elle". En pensée, jour et nuit. Dès que j'ai un moment de solitude, elle revient, elle est là. Ce n'est pas une obsession, je ne l'apelle pas, je lui envoie pas de SMS, j'arrive depuis ce blog à arrêter de lui écrire. Même avant, je me limitais à un email par mois. Evidement, des emails c'est déjà trop.

Tout ce que j'attends, c'est qu'elle revienne. Tout ce que je guette, c'est le jour où je vais enfin la revoir, me rapprocher d'elle. Sauf que dans ces cas là, je ne me maîtrise pas. Je n'arrive pas à rester neutre, impartial, distant. Je vais "trop" vers elle. Je lui parle trop vite, j'exprime trop de sentiments, de regrets, etc... Bref elle s'éloigne aussi vite.

Je peux même pas prétendre que c'est parce que je n'ai personne d'autre. C'est faux. J'ai une femme, des enfants, un boulot sympa, une entreprise, des associés. Une vie bien remplie. Pas d'excuses.

Sauf que.

Faut croire que non, pas si bien remplie que cela ma vie que j'ai le temps de penser à elle. Avant, ça me détruisait, maintenant, je fais avec. Mon regard s'attriste, ma gorge se noue, mes dents crissent sur ma machoire serrée, mes yeux s'embuent et je baisse la tête. Je courbe l'échine sous mon destin.

Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas.

Je refuse d'abdiquer. Je me relève et tout mon coeur dit "non". Je refuse de l'abandonner, de passer à autre chose.

Il faudrait. Quoi ? Que je rencontre une autre femme, plus possessive, plus fusionnelle, puis passionnée pour que je la remplace dans mon coeur ? Mais j'ai déjà une relation qui "marche" bien. Ce n'est pas la panacée, mais ça fait huit ans que ça dure. C. est gentille, elle m'aime, elle me soutient à sa façon, du mieux qu'elle peut.

Surtout je ne pense pas que je serai forcèment mieux avec une autre. J'ai mes propres problèmes.

Non j'aime E. en plus de C. Différement. C. c'est le concret, la vie de tous les jours, l'élevage des enfants, les repas, la maison.
E. c'est le fantasme, le rêve, l'idéal, mon objectif, ma raison de vivre dans ma tête.
C. ne suffit pas, elle le sait, elle en souffre. Elle sait pour E.
Mais j'aime E. et je vis avec C.
E. connait C., refuse de prendre sa place, sait très bien qu'elle ne peut pas.
Si j'essaie d'oublier E, d'ignorer mon amour de E, je me renie. Je détruis ma personnalité, mes rêves, mon idéal, ce qui me tient "vivant".

Le coeur a ses raisons que la raison ignore.
Par Steven - Publié dans : Raisons - Communauté : Les écorchés vifs
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Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /Jan /2008 15:47

En bref, vous qui prenez l'histoire en  route.

C'est  une histoire  vraie.

Je ne m'apelle pas Steven, j'ai une femme, C., avec qui j'ai deux enfants.

Je travailles près de Paris, dans des bureaux, où j'ai une société. Je vis ailleurs, à quelques heures de train.

Vers mai 2006, j'ai rencontré, E. une femme de mon âge, dans le contexte de mon travail. E. est une femme
brillante, intelligente, excentrique parfois, sensible, drôle, qui a un métier pas évident.

Nous sommes devenues amis. Nous nous sommes fréquentés. Nous avons travaillé ensemble. Nous nous sommes rapprochés, nous nous sommes confiés. Cela aurait dû se terminer bien comme une histoire d'amour. Notre complicité est évidente, à nos yeux, à ceux de nos amis, des inconnus.

Nous ne nous sommes jamais embrassés sur la bouche, nous n'avons jamais fait l'amour, jamais été plus loin (enfin pas si simple) que de l'amitié.

E. a des problème psychologiques.

E. vit seule, a peu d'amis, est fâchée avec sa famille.

E. et moi nous apprécions bcp.

Le jour de la St Valentin 2007, après m'être encore faché avec C., j'ai déclaré à E. mon amour.

E. a refusé. Nous avons essayé de rester amis, et puis j'ai demandé des comptes, des explications, et E. s'est fachée.

Je suis rentré vivre avec C. J'ai été déprimé pendant des mois.
Je n'ai jamais pu oublier E. Je suis fou amoureux d'elle.

En juin, j'ai découvert grâce à mon psy et internet, que E. avait une maladie mentale bénigne, qu'on appelle névrose hystérique. Tout concorde, tout corresponds.

Malgré cela, j'aime toujours E.

En septembre, je découvre, que je suis moi aussi, d'une certaine façon, hystérique (c'est une maladie qu'on peut trouver aussi chez les hommes). C'est une sorte de "tournure" de l'esprit.

Donc je suis un hystérique, amoureux d'une femme hystérique.
Nous sommes le mirroir l'un de l'autre. A notre façon, nous nous aimons l'un l'autre, tout en refusant de le vivre.

Ce blog est mon histoire.

Par Steven - Publié dans : Raisons
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Lundi 31 décembre 2007 1 31 /12 /Déc /2007 15:41
Mes raisons  :


j'écris ce blog pour "guérir".


j'écris ce  blog pour ne pas  pleurer, pour ne pas mourir, pour ne pas perdre mes journées avec un spleen que rien ne peux guérir.


J'écris ce  blog pour ne  pas l'embêter, elle, E. la fille que j'aime et qui ne peut m'aimer. Je lui offre la paix.

C'est  plus compliqué que cela.

J'ai essayé le psy, sérieusement, régulièrement, j'ai découvert des trucs, sur elle, sur moi.

J'ai une vie heureuse en dehors ce blog. Ne paniquez pas.

Je vais bien, je ne prends pas de médicaments, j'ai une vie active.

Seulement, des fois, je sombre. Alors pour éviter de couler, j'écris. Avant sur mon ordinateur, avant je lui écrivais à elle. Maintenant, j'écris ici.

Donc ne vous en faites pas pour moi.

Steven.
Par Steven - Publié dans : Raisons
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